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La Recluse d'Odette Laplaze-Estorgues, la critique » Le blog d'un écrivain, Marc Anciel... | Bloguez.com

 La Recluse d'Odette Laplaze-Estorgues, la critique

25/9/2008

Bon. Ben ça c'est fait. J'ai enfin terminé ce livre pourtant court. C'était une question d'honneur.

Ce livre m'a été prêté par des amis et Odette Laplaze-Estorgues est une de leurs amis. Ils m'avaient prévenu: "c'est vraiment très bien écrit, elle emploie beaucoup de mots que je ne connaissais pas et donc c'est difficile à lire." Mais surtout "C'est vraiment très très noir comme bouquin..." Je ne peux que confirmer...

Donc pour commencer, ce livre ne s'adresse pas au commun des mortels. Autant j'essaie d'écrire des textes accessibles à tout le monde, de créer des ponts entre élite intellectuelle et petit peuple, d'ouvrir le champ de la littérature à tout le monde, autant ce livre est élitiste et... franchement rebutant voire écoeurant pour quelqu'un qui ne dispose pas d'un lexique étendu. Si vous n'êtes pas un littéraire, si vous voulez vous mettre à la lecture, ne commencez surtout pas avec La Recluse!

Ce genre de bouquin a sa place dans le monde littéraire. Il en faut pour tout le monde, y compris pour les élites. Ca permet d'accroitre son niveau de langue, une fois qu'on a passé le stade de l'initiation. Seulement c'est pas spécialement ma tasse de thé. Je suis trop tourné vers le prolo pour ça. Là ça pue le prof de français à plein nez. Peut-on critiquer un amour de la langue tel que celui ci? Non.

Ca c'était pour la forme. En ce qui concerne le sujet, "noir", ça ne me semble pas très juste. Ce livre n'est pas "noir", il est franchement glauque et même extrêmement malsain. Odette nous raconte l'histoire de la recluse, une fille qui a couché avec un allemand et qui a donc été tondue et humiliée à la libération. Il en résulte qu'elle en éprouve un profond dégoût de la société et décide, aidée par ses parents, de s'enfermer dans sa chambre et dans le mutisme. Elle est une honte, alors on la cache. Le temps passe, les parents crèvent l'un après l'autre, puis l'un des deux frères... 40 années de réclusion, de phobie sociale, de démence, de survie...

Forcément, fatalement, on commence par se faire c***r terrible. Ben oui, déjà, il faut se faire au style, au lexique tout ça, mais en plus, l'histoire d'une fille qui se retrouve enfermée et qui parle pas... Génial... Les tondues de la libération, en ce qui me concerne, je connaissais déjà, et plutôt bien. Alors me faire un cours là-dessus et me démontrer les effets dévastateurs de la chose, c'était pas franchement nécessaire. En parallèle, on a l'histoire d'une nunuche qui part sur les traces d'Estelle Boulay, la recluse de montaignant, et qui s'identifie à elle, avec forces états d'âmes... Alors oui, on se fait c***r pendant la première moitié du bouquin, qui, heureusement, fait moins de 300 pages.

Et puis l'auteur a du s'en rendre compte en écrivant. Alors d'un coup, d'un seul, ça part dans le racolage actif. Le petit frère se barre pour ses études à Clermont-ferrand et là-bas il découvre le sexe entre les mains expertes d'une p**e immonde. Et à partir de là, ça part dans le super glauque, l'inceste, le trash, l'écoeurant, jusqu'à la scatophilie... et toujours l'identification du narrateur à son personnage. Berk berk berk!

Ca me rappelle la couverture de La Bible des sales blagues, livre un, où on peut voir un peintre devant sa toile représentant un étron fumant et bien enroulé, et derrière lui une critique bourgeoise disant "c'est vraiment de la merde".

Le sentiment pendant et au sortir de ce bouquin, c'est que je me sens trop con. Ce bouquin est tellement bien écrit que je me dis que quelque chose doit m'échapper, qu'il est issu d'une élite dont je ne fais pas partie; trop complexe pour moi quoi. Ou alors ce bouquin est simplement mauvais, de mauvais goût et mal tourné. Ou alors le but était simplement de foutre le lecteur mal à l'aise. Dans tous les cas, hormis pour le niveau de langue, je n'ai rien tiré de positif de cette lecture. Je reste sceptique. Je cherche, réfléchis, m'interroge mais sans jamais avancer, sans réponse, sans début de réponse.

Peut-être que certains d'entre vous liront ce bouquin et que vous me direz que je suis totalement passé à côté, je le souhaite en tous cas.

Mais je ne sais pas si je dois le conseiller ou le bannir définitivement...

 

Sinon désolé pour le manque d'activité sur ce blog mais je déménage samedi donc forcément beaucoup de choses en tête et à faire. Et évidemment à partir de samedi il me faudra un certain temps avant de récupérer Internet. D'ici là je vais essayer de vous mettre un sommaire pour le blog avec des liens directs pour vous balader d'un article à l'autre tranquillement. Le tout est que je trouve le temps de faire ça...

Tags : recluse reclusion odette laplaze estorgues la recluse tondues liberation humiliation livre critique

Catégorie : Littérature générale Ecrire un commentaire |

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Commentaires

 marcanciel, le 01-12-2008 à 23:10:52 :

Comme convenu

Comme convenu j'ai récupéré le net donc je remets le premier commentaire que vous aviez laissé sur un autre article, histoire que tout le monde puisse suivre:

Réponse à un précédent article

Je ne vous connais pas mais j'ai trouvé bien excessive votre critique de La Recluse (j'en suis l'auteur).

Ainsi, vous n'appelez pas un chat un chat... Après tout, c'est bien votre droit.

Vous n'aimez pas la richesse du vocabulaire de ma langue, de notre belle langue à tous, hélas inégalement partagée. Sachez que d'origine (et de tendresse) prolo  je n'ai d'autre richesse que les mots et la langue que l'école m'a transmis. C'était, sans doute, il y a trop longtemps...)

Je vous souhaite beaucoup de succès dans vos entreprises d'écriture et de ne pas trop trouver de démolisseur sur votre chemin...

Odette L-E



Et je vais en profiter pour enchainer, ça faisait longtemps... ^^

Donc j'ai bien reçu les fameuses photocopies et je les ai lu attentivement. Et j'en suis un peu déçu. Je vous avais dit que je n'avais aucun doute sur le fait que de nombreuses personnes appréciaient votre oeuvre. Seulement ce n'est pas un critère de qualité (à mon sens du moins), sinon la star ac serait un chef d'oeuvre tout comme le Da Vinci code...

Hormis la question du langage qui semble plus être une problématique "générationnelle", ce qui me chiffonne c'est le rôle du narrateur. Que vient-il faire là-dedans? Certes Aragon nous a également fait le coup dans La Semaine sainte en rapprochant la fiction de sa propre expérience, mais là, ce n'est pas de vous que vous parlez. Alors pourquoi? J'ai l'impression qu'elle n'est là que pour justifier un certain intérêt pour cette recluse, effectuer un effet de contraste. Mais si c'est le cas je le trouve maladroit. Personnellement, je pense que j'aurais pris une personne lambda sans rapport aucun avec la recluse, parce que là aussi, ce qui manque (toujours à mon sens) ce serait des marqueurs temporels. Ca manque un peu d'avancées technologiques, de minitel, d'informatique etc etc histoire de montrer d'un côté le temps qui est totalement figé et de l'autre l'indifférence générale.

Après il y a aussi l'édition - on en avait parlé - qui rajoute un peu à la confusion en oubliant de mentionner qu'il s'agit d'une histoire vraie, évidemment romancée. C'est une précision primordiale, à mon sens toujours, mais vous n'y pouvez pas grand chose...

En revanche, pourquoi la scène scato? Pourquoi ne pas pousser plus loin l'analyse? Les causes, les conséquences sur ceux qui y ont participé, l'état d'esprit des coupables?

Oui vous dénoncez quelque chose qu'il faut dénoncer, qu'il ne faut pas oublier mais en même temps, vous la prostituez votre recluse, en vous focalisant sur sa folie, en montrant l'odieux spectacle de sa déchéance de cette façon, brute de décoffrage et vous en gagnez de l'argent... Quand on veut dénoncer, je pense qu'il faut avant tout démonter les causes, le mécanisme, montrer comment c'est arrivé plutôt que de se focaliser sur un fait unique, individuel, qui en devient... anecdotique.

Vos intentions, désormais, je les connais. Faute à l'éditeur de les avoir oublié. Je sais qu'elles sont justes. Le fond est bon, rien à redire, mais en ce qui concerne la forme... je reste toujours un peu sceptique.

Que pensez vous donc de mes arguments? Diverge-t-on toujours?


 marcanciel, le 03-11-2008 à 12:00:49 :

Si ça c'est pas de l'encouragement à faire la teigne quand même!

Bonjour O.

Effectivement je suis devancé et démasqué! Damned! (comme diraient les britons!) C'est vrai que moi aussi je préfère mon vrai prénom, je l'avais même gardé pour mes anciens pseudos, mais il est moins marrant et sensé que ce pseudo de Marc Anciel. Et puis pour des raisons personnelles, j'avais aussi envie d'occulter totalement ma véritable identitée. Un vieux ressentiment ainsi qu'une petite distinction... de mon éducation "angélique". J'en ai tout de même quelques traits d'ailleurs, même si sous ma casquette d'écrivain je suis un délinquant (criminel?) littéraire (enfin, j'essaie...).
Sinon pour les gens du Nord, c'est comme pour les gens du sud, TOUS ne sont pas acceuillants, tous ne sont pas antipathiques... Et puis ce fameux film donne une image un peu erronnée de nous et certains pleupleus (expression d'ici) pensent que c'est très proche de la vérité. Enfin bref, trêve de carabistoulles!
J'attends donc les photocopies avec impatience et je vais regarder sur Delirium Tremens. Nous reviendrons un peu plus tard à notre Recluse, parce que j'ai encore des questions à poser.

Bonne journée et à bientôt.

Odette L-E, le 03-11-2008 à 10:21:12 :

Suite à une série d'échanges

Bonjour M,

ou Marcanciel,

Je vous ai devancé. Votre dernier message ne m'a donc rien appris de plus quant à votre identité. D'ailleurs, je préfère votre véritable prénom qui a un petit quelque chose d'angélique (parce qu'il rime avec Gabriel ?) alors qu'angélique, vous ne l'êtes sûrement - heureusement - pas ! Je sais aussi qui vous a passé (à tort sans doute) mon dernier book. J'apprécie J M pour ce que m'en a dit l'une de mes soeurs qui la connaît et l'apprécie bien.

Je ne connais guère les gens du Nord sinon qu' l'on m'a vanté leur générosité et sens de l'accueil. Seriez-vous l'exception confirmant la règle ? Je plaisante et m'arrête là-dessus.

PS : 1/J'ai fait un envoi à Jacqueline M avec des photocopies susceptibles de vous éclairer...

PS : 2/ J'ai envoyé un poème à "Délirium tremens" de Lille. Je dois encore figurer sur leur site.

 

 marcanciel, le 31-10-2008 à 15:10:11 :

...

Merci beaucoup pour les compliments et désolé pour le délai de réponse cette fois-ci. Mon directeur est en vacances et il a du partir avec ma conscience professionnelle, donc j'ai un peu de temps aujourd'hui. Mais je vais éviter quand même de faire un roman.
Moi aussi en lisant la Recluse, j'avais envie de vous connaitre, et maintenant j'ai envie de lire Des Friches et des chiffres (à moins que ce ne soit l'inverse, si c'est le cas je m'en excuse...). Ce ne sera pas tout de suite, j'ai déjà Les Bonbons chinois à terminer et deux autres bouquins de mon auteur préféré, Welsh. Sans compter l'écriture d'un scénario et un autre projet à étudier... Ben oui en ce moment, je suis un peu surbooké, et souvent crevé.
Donc oui Marc Anciel est un nom de plume, enfin un pseudo quoi. Et j'aime bien la chanson qui me fait penser à un sketch de Coluche: "bite est un gros mot, même une toute petite..." Enfin quelque chose comme ça.

Pour Jacqueline et Georges, je les ai vu ce week-end et effectivement j'avais mal compris (décidément, faut pas que ça devienne une habitude!!!): ils ne sont pas amis avec vous mais avec votre soeur. Alors évidemment vous pouviez toujours chercher...
Je trouve amusant que vous me voyiez en grenoblois alors que je suis un pur chti mi, originaire du Nord, ayant toujours vécu dans le Nord et avec un accent et des expressions propres (enfin question de point de vue la propreté...) dont j'ai du mal à me débarrasser (ben oui: écrire une tragédie en chti, c'est pas évident quand même! Surtout depuis le film...).
En tous cas, c'est toujours un plaisir de discuter avec vous et désolé si je n'ai pas encore modifier mon article, je pense faire ça dès que Free aura daigné me mettre Internet, mais j'ai pas l'impression que ce sera pour tout de suite. Vont s'en prendre une belle de critique eux je le sens!!!!!
Sur ce: bon week-end de la Toussaint.

O L-E, le 23-10-2008 à 07:29:40 :

Ce n'était donc pas la dernière

7 h 07. Les idées devraient être claires.

Ce n'étair donc pas la dernière intervention car, en fin de compte, je vous aime bien. Vous savez écrire, saisir la balle au bond et vous raccrocher au fil avant qu'il ne casse. En fait j'aimerais bien savoir qui se cache sous le pseudo de Marcanciel. Marc Anciel, ça fait nom de plume comme disent certain(e)s d'une bouche " en anus de gallinacé ", pour le plaisir de citer Michel Bûhler (Le connaissez-vous ?) et, au risque de tordre le cou au droit de le faire, je ne résiste pas à l'envie de copier/coller le texte en entier.

 

VULGAIRE (Michel BÜHLER)

 

Elle avait les lèvres pincées                                                      Vulgaire tu vois, pour moi, c’est pas

En anus de gallinacé                                                                 Bouffer ses nouilles avec ses doigts,

Moi j’ rangeais ma gratte, mes affaires                                                  Péter au bal de la duchesse

A la fin d’un concert.                                                                Ou t’ foutre la main aux fesses

L’est v’nue m’parler d’une d’mes chansons                              Mais c’est répandre l’idée abjecte

Où j’avais dû dire « bite » et « con »,                                        Qu’ la méd’cine ça s’achète,

Peut-être même « couille », enfin des mots                               Qu’y en a donc une pour les rupins

Qu’on trouve dans les dicos.                                                    Puis une autre pour les chiens ;

J’ pense qu’elle s’était d’ailleurs                                                C’est polluer les têtes

Trompée d’endroit et d’ soir                                                     D’ nos rejetons mignons

Les gonzesses en tailleur                                                          Avec une culture faite

Ça vient rar’ment me voir.                                                        Pour piquer leur pognon

Bref elle m’a dit ceci,                                                                C’est leur faire croire, aux p’tits

Comme si j’avais été                                                                 Sans défense et tout beaux

Une crotte sur son tapis,                                                           Qu’ le bonheur c’est Barbie,

Un ch’veu gras  dans son thé :                                                              Coca, Mickey, Mac Do ;

« Dans vos couplets sommaires                                                Vulgaire c’est m’imposer

Vous visez au plus bas,                                                            Sous couvert de commerce

Monsieur vous êtes vulgaire,                                                    D’ la barbaque bourrée

Je ne vous salue pas. »                                                                          D’hormones les plus diverses ;

L’a tourné les talons,                                                                C’est breveter la vie,

Toute fière et tout’ seule.                                                         Prendre l’eau, bientôt l’air,

Moi, j’ lai rapp’lée : « Ah non                                                    Pour en tirer profit,

Tu t’ fous d’ ma gueule ! »                                                        Ça, c’est vulgaire !

 

Dire « foutre » et ‘cul » c’est p’t-être osé                                  Vulgaire, c’est titrer à la une

Tout c’ que tu veux, leste, salé,                                                Sur le mariage ou la fortune

Mais la vulgarité, ça n’a                                                            Des stars, dents blanches et peau bronzée,

Rien à voir avec ça.                                                                  Dans leurs ghettos dorés ;

C’est par exemple mettre sans broncher                                   C’est affirmer haut et dur

Mille ouvriers sur le pavé                                                         Qu’ ce monde, conduit par des ordures,

Tandis qu’en bourse tes actions montent                                 Est le seul possible désormais

Et n’ pas en avoir honte.                                                          Et qu’ j’ai qu’à m’écraser ;

C’est comme à Managua                                                           C’est la raison d’état,

N’offrir aux filles haves                                                            Thatcher et Pinochet,

En zone franche, là-bas,                                                           L’Afrique qui se noie,

Qu’un salaire d’esclave ;                                                           Le Tibet sacrifié,

C’est réduire à rien                                                                   C’ sont les maffias qui rient

L’aide minable déjà                                                                  De toutes leurs dents en or,

Qu’ la vieille qui tend la main                                                  Et c’est la barbarie

Espère chaque mois ;                                                               De la peine de mort ;

C’est limer les crédits                                                               C’ sont les enfants d’Irak,

De l’école publique                                                                  De Gaza, de Timor

Et tant pis pour qui vit                                                             Qu’on étouffe et qu’on traque

Dans les quartiers merdiques ;                                                  Depuis dix mille aurores ;

C’est dire comme certains,                                                       C’est enfin commencer

Qu’ c’lui qu’est dans la misère                                                  Ce joyeux millénaire

C’t au fond qu’il le veut bien ;                                                  Avec nos mains tachées

Ça, c’est vulgaire !                                                                  En acceptant la guerre,

                                                                                                 Et l’homme tel qu’il est,

                                                                                                 Sans refus, sans colère,

                                                                                                 Sans envie de gerber

                                                                                                 Ça, c’est vulgaire !

 

Qu'en dites-vous ? Voilà le type de chanson que j'aime et il y en a des tas de cet ordre dont celle, mise en musique par Léo Ferré de Louis Aragon (dans votre panthéon)  "Est-ce ainsi que les hommes vivent..."

Pour ce qui est de mes lectures préférées, il y en a surtout : Cavalier seul de Patricio Manns, avec une super préface de Francisco Coloane. J'ai lu ce bouquin au moins 5 fois et vais le relire bientôt pour me faire du bien. Voilà, c'est assez, n'est-ce pas pour ce matin...

Sauf que, dans votre réponse, vous citez Jacqueline et Georges qui nous seraient amis communs.... Je ne vois pas sinon - comme vous avez l'air de vivre en région grenobloise - que je crois deviner en Jacquelind (avec un G pour initiale patronymique) l'amie d'une amie, Nicole C-B en l'occurrence. Mais ne me convient guère cette manière d'échanger aux yeux de tout un chacun.

Salut.

O L-E

 marcanciel, le 22-10-2008 à 16:23:09 :

Tout a une fin...

Bonjour,
Voilà une réponse des plus intéressantes, dont je vous remercie. Je vais moi aussi vous répondre.
Ma manière de critiquer est hard. Je le confesse. Votre manière d'écrire et le sujet choisi le sont d'autant plus.
En ce qui me concerne, comme vous avez du le voir, j'ai écrit dernièrement une pièce de théâtre qui est encore jouée en ce moment. C'était sur commande. Je peux vous dire que le commanditaire est autrement plus hard que moi. Quand ça lui plait pas, c'est à peine s'il argumente. En général, il se contente simplement de dire "c'est pourri franchement!! Non c'est naze ça, laisse tomber!". Ces réactions me conviennent. Elles sont franches et je sais parfaitement qu'on ne peut pas plaire à tout le monde, j'en ai fait mon deuil il y a une bonne dizaine d'années. Je préfère 100 fois une critique cinglante comme celle-là que quelque chose comme "j'aime bien", qui ne m'avance à rien.
Qu'il y ait des gens qui apprécient votre livre, je n'ai jamais eu le moindre doute sur la question. De toute façon, vous avez trouvé un éditeur pour le publier, ça signifie que cet éditeur l'a aimé et qu'il croit en ce livre.
De toute façon, nous sommes d'accord sur de nombreux points. Votre livre m'a dérangé. J'ignore si c'était son but (je le suppose) mais c'est en tous cas le but de la plupart des artistes. Les plus grands chefs-d'oeuvres ont fait scandale à leur création; ils ont fait sauter au plafond les jeunes loups comme moi. Et ça, je pense que c'est assez clair dans mon article: La Recluse ne laisse pas indifférent. C'est indéniable. On aime ou on n'aime pas, après...
J'aime bien Flaubert, sans plus. J'aime beaucoup Aragon par contre, et pourtant qu'est-ce que je me suis fait c**r en lisant Les Voyageurs de l'Impériale... Borgès fait partie de mes auteurs préférés et je n'ai pas eu le courage de terminer L'Aleph. Vous avez du talent. Je pense l'avoir dit et je suis sincère. De toute façon, il faudrait être bien aveugle pour ne pas le voir.
Je découvre donc en vous lisant la finalité de ce livre: il s'agit de vécu. Pourquoi n'est-ce pas précisé dans le livre? Ca me semble primordial! Ca en change l'interprétation. Personnellement (peut-être suis-je simplement trop stupide?) je ne voyais que deux fictions mises en abyme et un sujet pris pour des raisons qui me semblaient obscures. Là tout de suite c'est plus clair, et ça me semble plus légitime.

Sinon pour les détails: j'ai envisagé de devenir prof de français et je n'ai absolument rien contre cette profession, même pas de rancoeur. "ça pue", c'est une expression vulgaire, héritée de mes mauvaises fréquentations, du prolétariat d'aujourd'hui, qui parle le sms et écrit "désolé" en "abrégé" de cette façon: "déssolet". Trois fautes pour un mot, et je ne l'ai pas inventé. L'auteur de ce désastre est incapable de lire votre livre. Encore une fois: il faut des livres avec un langage élevé, mais malheureusement les prolos d'aujourd'hui ne sont pas ceux d'hier. Et il leur faut passer par de nombreuses, longues, fastidieuses étapes avant de pouvoir accéder à la culture que vous avez souhaité partager. Pour revenir à l'expression, ça signifie simplement: "je suis pratiquement sûr que l'auteur de ce livre est prof de français."
Pourquoi ai-je répondu sans avoir recopié votre commentaire? Et pourquoi vous avez mis votre commentaire sur un article parlant du tabac? Hum? Coquinette, va!! Le mien est à sa place!!! Non, plus sérieusement, je vais le faire mais actuellement je dois me connecter à partir de mon boulot. Là j'ai eu droit à une grosse pause, hier j'ai du me dépêcher (il me semble même en avoir oublié un mot...). Je corrigerai ce souci dès que possible et, avec votre permission, j'intégrerai cet échange à mon article, avec une petite correction (pour le rendre un peu moins hard, rassurez-vous) de celui-ci.
Quant à nos amis communs (j'espère que vous ne les houspillerez pas à cause de moi...), il s'agit de Georges et Jacqueline (je vais éviter de dire leurs noms ici, je pense).

Bonne journée à vous également et au plaisir de vous relire...

Odette Laplaze-Estorgues, le 22-10-2008 à 09:40:11 :

suite et sans doute fin

Bonjour,

J'ai un ami qui se prénomme Marc et qui adore les jeux de mots comme Marcanciel que vous avez choisi...

Je ne tiens pas à défendre mon roman sur votre blog. J'ai simplement réagi à votre manière hard de critiquer. Je crois que tout livre a deux auteurs, celui qui l'a écrit et celui qui le lit. Sans le second, le premier n'existe pas. Heureusement que le premier est invariable et que seul le second change. Je peux aussi vous signaler que pas mal de "seconds" n'ont pas réagi comme vous. Je ne citerai qu'une lectrice que je ne connais ni de " Marx ni de Engels" (et là, je joue à la prolo que je suis et que vous semblez préférer ce qui ne dispense pas de s'intéresser à la belle écriture et ne pue pas la prof de français... En avez-vous reniflé de cette sorte ?) La lectrice dont je parle est journaliste documentariste à France Culture et a beaucoup aimé La Recluse. Et là, vous allez encore vous récrier : de l'élitisme ! Je me permets de vous citer Flaubert : " On peut juger de la beauté d'un livre à la vigueur des coups qu'il vous a donnés et à la longueur du temps qu'on met à en revenir. " Mais vous n'aimez peut-être pas Gustave Flaubert. Pour en finir, je vous signale que l'histoire que raconte le roman est véridique et que si je l'ai écrite c'est pour avoir assisté petite fille à une séance de tonsure odieuse. J'ai écrit en femme qui aurait pu être tondue comme d'autres sont emprisonnées sous la burka... mais je n'aime pas jouer le rôle de "chienne de garde".

Dernière chose : pourquoi ne publiez-vous que vos réponses et pas les commentaires qui les ont suscités ?

Et la toute dernière : quels sont donc ces "amis", qui nous seraient communs, qui vous ont prêté ce roman que vous vomisssez ? 

Bonne journée Marcanciel 

 marcanciel, le 21-10-2008 à 16:15:17 :

Ravi

Je suis positivement ravi d'avoir eu une réponse de votre part. Ce livre ne m'a pas plu; les goûts et les couleurs ne se discutent pas et vous devez reconnaître que votre livre est très particulier. Cela dit, il m'a interrogé, notamment sur vous madame Laplaze-Estorgues. Vous avez déjà répondu à l'une de mes questions, concernant votre tendance et je vous en remercie. Il me reste à découvrir comment le sujet vous est venu, pourquoi en arriver là? Quel est le but? Est-il esthétique? Y-a-t-il un message? J'ai passé mon temps à me demander si je ne passais pas complètement à côté... Quant à la langue, c'est incriticable. Vous écrivez infiniment mieux que moi, vous maîtrisez la langue nettement mieux que moi, c'est indéniable. De mon côté, j'ai aussi une réflexion derrière, je pourrais m'améliorer, faire des efforts pour élever mon niveau de langue, mais je ne le fais pas, c'est un choix et comme pour les goûts et les couleurs... chacun son style, chacun ses goûts, ses tendances, aspirations... Je suis tout sauf un tyran et... tout sauf un démolisseur. La preuve: je vous laisse l'occasion de vous exprimer sans restriction, de défendre votre point de vue, de faire la promotion de votre livre si vous le désirez et si vous voulez en débattre, ce sera de mon côté avec le plus grand des plaisirs.
Je ne me prends pas pour Dieu, je suis faillible, j'ai pleinement conscience que mon avis n'engage que moi et que j'ai limite. En revanche, j'espère sincèrement rencontrer des démolisseurs sur ma route parce que c'est grâce à ces critiques là que j'avance. Les critiques complaisantes ou les avis du genre "j'aime bien", ça ne me sert strictement à rien.
Au plaisir donc, de vous lire madame Laplaze-Estorgues. Dans le cas où vous me bouderiez, je vous souhaite en tous cas une bonne continuation.

Ophel'idée, le 26-09-2008 à 09:15:32 :

Commentaire sans titre

Bonjour,

 

Moi aussi je viens de terminer un livre mais different du votre. C 'est " CHUT" de Raymond Federman. Vous connaissez? J'ai posté un article sur mon blog....

 

Bon déménagement.

 

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