La Guerre sainte, le résumé
12/9/2009
J'avais "oublié" un point primordial dans la présentation de mon bouquin: son résumé. Des guillemets pour "oublié" parce que je ne suis pas si con que ça mais il y a tellement de choses à faire et j'ai si peu de temps pour m'y consacrer. D'autant que la priorité reste l'écriture dudit roman, tout de même...
Précisons que ce monstre se découpera en deux parties: la première s'intitule Mytholorgy et la seconde Démoncratie. Pourquoi Mytholorgie? Parce qu'il y est beaucoup question de mythologie mais aussi de sexe, déjà (le sexe n'étant pas simplement "ornemental") mais aussi parce que les deux se mélangent dans une certaine logique mais j'y reviendrai dans un autre article.
Le résumé que je vais faire portera sur l'ensemble de La Guerre sainte, les deux étant clairement indissociables. En revanche, je précise que cette oeuvre comporte trois niveaux de lectures qui n'apparaitront au lecteur qu'à la fin. On croit lire une histoire et en fait... on en lit trois tout en même temps. Je ne résumerai donc que le premier niveau de lecture.
Le personnage principal de La Guerre sainte se nomme Ben. Celui-ci est une âme errante, torturée et... immortelle. Il est coincé entre l'humanité et la divinité, qu'il méprise. C'est donc un monstre qui n'aspire qu'à changer de statut. Il a tout vu, tout vécu, tout souffert, joui de toutes les façons possibles et imaginables. Après des millénaires d'existence et de solitude la Terre n'est plus pour lui qu'une minuscule prison, un malconfort, ces cellules dont parle Camus dans La Chute trop petites pour se tenir debout et pas assez larges pour pouvoir s'allonger, un malconfort qu'il entend bien quitter de gré ou de force, quitte à défier les dieux et à bousculer l'équilibre des forces terrestres.
Ben se partage la vedette avec Claudio, un français, nordiste, qui vit également dans un malconfort d'un autre genre. Il est employé libre service dans un supermarché, il met en rayon des yaourts, du beurre, du surgelé, comme Sisyphe poussait inexorablement sa pierre, comme tout le monde finalement. Il gagne honnêtement une vie qui ne l'intéresse pas, sans grandeur, médiocre. Il a le sentiment d'être un rouage facilement remplaçable d'une gigantesque machine à illusions. C'est pourquoi il finit par lâcher sa pierre et sa machine, persuadé qu'une meilleure vie et un grand destin l'attendent dans la rue. De toute façon, s'il se trompe, il préfère encore crever.
Marty vit à Jefferson City, dans le Missouri. Il est membre du Klu klux klan, tout comme son père adoptif. Il est chrétien pratiquant et considère la race noire comme le cancer de l'humanité. Il se sent investi de la mission divine de débarrasser son pays de cette engeance. Lui aussi vit dans un malconfort qui le rend dingue et qui va le pousser au crime le plus atroce.
Cassandra ne vit dans un aucun malconfort: c'est elle qui distribue les cartes. Pour elle, la vie n'est qu'un jeu, une vaste plaisanterie que la plupart des gens prennent beaucoup trop au sérieux. Elle est mannequin et accessoirement la petite amie de Marty. Parfois, il lui arrive d'avoir des illuminations, de prédire l'avenir mais évidemment personne ne l'écoute, d'ailleurs elle ne s'écoute pas elle-même.
Ophelia n'a pas d'illumination mais elle a des oreilles aux bons endroits. Comme Ben, c'est un monstre, ni humaine ni déesse, mais en nettement plus sadique. Contrairement à Ben, elle semble apprécier son existence, jouissant en permanence de l'attraction qu'elle produit sur tous les hommes, et également sur les femmes. Elle jouit surtout de sa nette supériorité par rapport à eux. Ophelia est un personnage ambigü, séduisant et malsain à la fois.
Ces personnages semblent n'avoir aucun rapport entre eux mais ils vont pourtant se croiser, s'aimer, se haïr, se combattre. Leur histoire est une épopée où chacun est clairement marqué par la fatalité.
La Guerre sainte oscille entre un réalisme révolté et désabusé d'un Irvine Welsh et une inspiration homérique. La Guerre sainte est un pavé dans la mare des religions, du politiquement correct, des clichés et de toutes ces chimères quotidiennes qui nous étouffent et peuvent nous rendre dingue. Ce livre est une fable mensongère qui veut nous rapprocher de la Vérité.
J'espère qu'en lisant La Guerre sainte vous rirez, vous pleurerez, vous sourirez, vous réfléchirez et vous rêverez...
Tags : guerre sainte djihad resume roman
Catégorie :
La Guerre sainte: mon roman en cours d'écriture
Ecrire un commentaire |