Inglorious Basterds, de Quentin Tarantino
21/8/2009
Si vous n'aimez pas Tarantino, Pulp Fiction, Reservoir Dogs, Kill Bill etc, vous détesterez ce film. Enfin, disons que vous serez tout de même obligé de lui reconnaitre des qualités et de bons éclats de rire mais vous risquez un peu de vous faire chier. Dans le cas contraire, vous allez vous régaler. Qu'est-ce donc que ce film? Je dirais que c'est un film d'horreurs de guerre tourné façon western spaghetti avec une énorme dose d'humour. Vous y trouverez d'interminables scènes purement jouissives avec des jeux de regards monstrueux, des fusillades tarantinesques, du scalpage de crâne, de l'éclatage de nazi à la batte de base ball et quelques verres de lait. Ma seule véritable déception c'est que les bâtards en question ne sont pas suffisamment mis en avant. On les voit finalement assez peu, trop peu et une suite ne serait donc pas une mauvaise idée. Sinon c'est simplement énorme: 2h30 à se demander ce qu'il va bien pouvoir encore se passer, avec une musique magistralement bien choisie, des acteurs au top alternant entre hilarants et angoissants. Tarantino joue et prend visiblement son pied avec nous, avec les références cinématographiques, avec ses acteurs... toujours parfaitement à l'aise, décomplexé.
Inglorious Basterds est donc un véritable OVNI cinématographique. Il ne ressemble à rien tout en rassemblant de nombreux souvenirs. Vous allez beaucoup rire si vous allez le voir, vous allez stresser, angoisser... Bref, vous connaitrez un vrai moment de cinéma.
Tags : inglorious basterds batards tarantino cinema critique chef d oeuvre western guerre
Catégorie : Cinéma
Public Enemies
2/8/2009

C'est amusant tous ces films sur les braqueurs de banque qui sortent depuis quelques mois. D'abord Mesrines, et maintenant Dillinger. Ce qui est moins amusant c'est toujours cette angoisse en allant au cinéma. 9€! Et pendant l'été, c'est infernal le nombre de merdes qui peuvent sortir. La dernière fois, ça s'était soldé par un "Bon... On rentre à la maison?" Mais cette fois... on est allés jusqu'au bout, et finalement on a plutôt bien fait. Soyons clair: Public Enemies n'est pas un chef d'oeuvre et n'a rien de révolutionnaire. C'est juste un bon divertissement qui a le mérite de nous apprendre un petit bout d'histoire américaine (même si la réalité a légérement été déformée). Johnny Depp est excellent comme à son habitude, sauf que pour une fois il joue un rôle réaliste, réel même, ce qui lui va aussi bien qu'un pirate mort. L'histoire est donc celle de John Dillinger, Gangster, braqueur de banques dans les années de récession aux Etats-Unis et ennemi public numéro 1. Dillinger était un héros parce qu'il pillait les riches à une époque où tout le monde était pauvre. Je suppose que s'il était possible d'avoir des Dillinger aujourd'hui, ils seraient d'autant plus acclamés. Ce tueur de flics et de matons était également charismatique, provocateur. Il se croyait invincible et fanfaronait dans la presse. Un bon sujet pour un film donc. Le second rôle est tenu par Marion Cottillard, irréprochable également en maîtresse du gangster, et qui donne au personnage un aspect plus humain, nécessaire pour comprendre. De l'audace, beaucoup de fusillades, du sang, une bonne histoire... 2h20 de bon divertissement, appréciable en cette période de mort cinématographique.
Tags : critique john dilinger johnny depp michael mann ennemi public public ennemies cinema gangster depression
Catégorie : Cinéma
OSS 117, Rio ne répond plus
17/5/2009

Si vous aimez les chinois et la danse, vous adorerez ce film... Bon de la danse, on en trouve surtout au début, par contre des chinois... c'est le comique de répétition du film. J'ai longtemps hésité avant d'aller le voir. Déjà parce qu'une loi absurde et culturicide dans ses objectifs mais heureusement déjà largement obsolète vient de passer, la fameuse loi Hadopi dite du "on fout la merde sous le tapis comme d'habitude histoire de faire croire qu'on a résolu le problème comme pour Sangatte et maintenant la jungle de Calais". Enfin tout ça pour dire que cet acharnement sur un public pourtant souverain me donne pas vraiment envie de risquer 9€ dans une salle obscure. La deuxième raison est que le premier m'a laissé un arrière goût assez amer. Une fois qu'on avait appris la bande annonce par coeur (bien obligé même quand on regarde peu la télé, ça passait en boucle!), ben on avait vu tout le film. La bande annonce était très bien mais du coup le film était juste moyen. Là en ce qui concerne les bandes annonces, c'était encore pire. J'avais donc une peur logique d'avoir déjà vu tout ce qu'il y avait à voir...
Hé bien non! J'ai du voir 3 fois chaque bande annonce et teaser de ce film, force est de constater que je n'avais pas tout vu! Le meilleur restait encore à venir...
Alors évidemment c'est particulier comme humour. C'est pas aussi lourd que l'humour américain façon American pie mais pas non plus aussi léger que l'humour anglais façon Un Poisson nommé Wanda. D'ailleurs c'est quand même étrange que les américains nous aient piqué notre humour à la Rabelais... N'empêche que j'aime bien, ce débalage de conneries. Parce qu'il faut le dire, tout se base sur l'extraordinaire connerie de l'agent OSS 117... qui incarne LE français. Une bonne dose d'autodérision est donc nécessaire. N'empêche... qu'est-ce qu'il est con c'est hallucinant...
Pour le reste: tout est volontairement pourri. On est dans un mauvais film des années 60, avec des faux effets spéciaux, des voitures qui se conduisent sans avoir à regarder la route, des coups de feu avec de bons vieux pétards... Du grand n'importe quoi auto-assumé donc. On a droit à une exubérante accumulation de clichés et de nazis, parce que bon c'est les meilleurs méchants du monde, ça les nazis, hein?
On retrouve également l'impayable Dujardin, au mieux de sa forme dans son rôle de James Bond français donc franchement limité mais tout aussi béni des dieux, avec juste un peu moins de classe et de culture.
Un très bon film donc au final que je conseille à ceux qui n'avaient pas trop aimé le premier et plus encore à ceux qui avaient déjà adoré.
Tags : oss 117 rio ne repond plus jean dujardin comedie critique film francais humour
Catégorie : Cinéma
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